Mathieu DHORDAIN | Le test Groupon et son impact potentiel sur l’acquisition
950
single,single-post,postid-950,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,wpb-js-composer js-comp-ver-4.1.2,vc_responsive

Le test Groupon et son impact potentiel sur l’acquisition

25 Fév Le test Groupon et son impact potentiel sur l’acquisition

Groupon France a annoncé lundi dernier avoir bloqué pour une période test d’un mois la diffusion de ses deals quotidien sur les nombreux agrégateurs.

Après son concurrent Living Social, l'expérience menée par Groupon risque d'avoir plus de conséquences qu'il n'y parait.Selon Groupon, ce test doit permettre de répondre à 2 limites des partenariats avec les agrégateurs :

- les internautes inscrits à ces agrégateurs sont-ils vraiment inconnus des bases Groupons ? Et donc sont-ce réellement des "nouveaux" clients ? Les partenariats entre Groupon et les sites tiers se traduisent par un intéressement au volume d'affaires envoyé (CPA). Si l'internaute est déjà présent dans les bases Groupon, l'agrégateur participe au mieux à la transformation du prospect en client; au pire il profite des efforts marketing de Groupon pour recevoir une commission.

- le modèle Groupon fonctionne avec l'envoi d'un emailing quotidien annonçant les bons plans du jours... comme les agrégateurs. Les internautes communs sont donc soumis plusieurs fois à la même offre, d'où une exaspération potentielle...

Par ce test, Groupon fera aussi coup-double. Leader incontesté sur un marché naissant, Groupon est loin devant ses concurrents. Et afficher ses offres sur un agrégateur, parmi ses concurrents donc, c'est aussi participer à leur promotion... D'autre part, par son absence, Groupon coupe les agrégateurs d'une source de revenu conséquente. Cela freinera leur développement et par conséquent, le développement des autres sites d'achats groupés.

Enfin, en regardant ce cas de plus près, on ne peut m'empêcher de penser aux cash-backers et aux sites de codes promos. Inscrits aux programmes d'affiliation des eCommerçants, les cash-backers reversent une partie de leur commission aux internautes, leur procurant ainsi une réduction supplémentaire qu'il n'aurait pu avoir directement auprès de l'eCommerçant. Là aussi, tous les internautes sont logés à la même enseigne, qu'ils soient déjà clients ou pas... Force est constater pourtant, que peu de commerçants analysent le volume d'affaires provenant de ce levier. Quelle est la proportion de nouveaux clients ? Quel est l'impact de ces sites sur la transformation de prospects ? Quelle est la part de cannibalisation des actions CRM ?

A voir si le test mené par Groupon poussera les eCommerçant à se pencher sur la question...

Voir aussi l'interview de Frank Zorn, PDG de Groupon France (via FrenchWeb)


Frank Zorn, PDG de Groupon France
envoyé par frenchweb. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

No Comments

Post A Comment